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Pour l’Unité

du monde par l’Église catholique

« Rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11, 52)
▪︎ Publié il y a 11 mois ▪︎

« Paroles, paroles, paroles », comme dit la chanson !

« Paroles, paroles, paroles », comme dit la chanson !

À chaque nouvelle élection, le nouveau promu par le suffrage universel, sorte d’onction céleste mais version laïque, nous promet monts et merveilles. L’ancien temps est fini ! Le pays va enfin connaître la renaissance, la prospérité, la justice, la paix, etc. Bref, tout ce que n’a pas été capable de faire le prédécesseur ! Surtout, on nous promet une classe politique « nickel chrome », plus blanche que blanche… Un vrai spot publicitaire pour les marchands de lessive ! Finis les petits arrangements entre amis, finis les cumuls financiers éhontés par-ci, les conflits d’intérêts par-là. Vous allez voir ce que vous allez voir ! Cela séduit les foules, surtout si l’impétrant a su faire naître l’émotion et faire pleurer dans les chaumières pour remporter la palme tant convoitée…

En réalité, il en va de toutes ces paroles vides de sens, de manque d’honnêteté et de sincérité, comme des bonnes résolutions que d’aucuns peuvent prendre parfois après quelques excès de nourriture ou de boisson, et j’en passe… : « C’est promis, juré ! Demain, je fais un régime, j’arrête de fumer et je me mets à faire du sport, j’arrête de boire, je te serai fidèle… »

On met en place de nouvelles procédures pour éviter les conflits d’intérêts, à grand renfort de médiatisation, et on crée des instances pour contrôler leur application. Le mot transparence est sur toutes les lèvres ! On vote une loi pour arrêter le cumul des mandats, etc., etc. mais tout ceci s’écroule comme un château de carte au premier écart de conduite venu ! Et il faut dire que depuis un certain temps, on a son compte d’histoires croustillantes de malhonnêteté ou d’intérêts pas vraiment tournés vers le bien du peuple ou le soutien de la veuve et de l’orphelin… Pire, ceux qui sont pris la main dans le sac ont même parfois le toupet d’affirmer qu’ils sont victimes d’une campagne de calomnie, qu’ils souffrent de phobie administrative, qu’ils ont oublié de faire ceci ou de déclarer cela, quand bien même c’est devenu répétitif ! Ils clament leur innocence, les yeux dans les yeux et sans sourciller… et pourtant, certains finissent bien par être reconnus coupables et de façon définitive par les tribunaux.

Les exemples mis en exergue par les médias, qui sont en plus particulièrement attentifs au moindre dérapage dû à un manque d’honnêteté de la part des hommes politiques, montrent bien, comme a dit le Christ, que c’est du dedans de l’homme que sortent tous les mauvais penchants et péchés qui l’abîment tant (cf. Mc 7, 21-22), et lui font d’ailleurs perdre ensuite toute crédibilité. Quand le pouvoir aveugle à ce point, que la parole politique et publique n’a plus de sens, la confiance du peuple se délite dangereusement. Un fossé se creuse alors avec les élites de la Nation et même entre les citoyens. Tout ceci nuit donc à la concorde et à la paix pourtant essentielles et indispensables afin qu’un pays puisse prospérer à tout point de vue, et pas uniquement dans le domaine économique (éducation de la jeunesse, etc.). C’est un mal pernicieux qui révèle une société malade de son égoïsme et d’un manque de religion.

On aura beau mettre toutes les barrières légales et réglementaires pour éviter ces comportements déviants et immoraux, si l’homme n’entraîne plus sa conscience à aller vers le bien, cela ne servira à rien. Ces barrières sont alors comme des digues emportées par un tsunami.

Ne t’indigne pas à la vue des méchants, n’envie pas les gens malhonnêtes ;
aussi vite que l’herbe, ils se fanent ; comme la verdure, ils se flétrissent.
[…] Repose-toi sur le Seigneur et compte sur lui. Ne t’indigne pas devant celui qui réussit, devant l’homme qui use d’intrigues.
Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ;« 
(Psaume 36, 1-2 ; 7-8)

Puisse ce temps de Noël faire réfléchir tous ceux qui ont les capacités intellectuelles pour conduire les affaires nationales. La vie publique consiste à servir ses concitoyens et non à se servir sur leur dos. Il serait bon que tous les puissants de ce monde sachent qu’ils sont eux aussi peu de choses face à l’Éternel !  

Mahrien